Un atelier sur la présence de poules au jardin s’est tenu dans le jardin de Dominique et Michel,  dans le cadre de l’Agenda des Habitants Jardiniers ce mercredi 8 Novembre.

Il a permis aux visiteuses de découvrir comment se faire aider par les poules, auxiliaires efficaces qui dévorent limaces, larves, etc., fertilisent le sol, donnent de bons œufs et animent agréablement le jardin. Ce sont aussi des animaux de compagnie qui méritent d’être découverts et appréciés.
Mais quelques trucs et astuces sont nécessaires pour leur laisser faire leur travail d’auxiliaire sans endommager les cultures.

Un beau soleil automnal nous accompagnait tout au long de la visite du jardin.

Nous avons évoqués les différents thèmes relatifs aux poules :

– Faire un choix parmi les différentes variétés et taille,

– Le poulailler, l’équipement,
Le bain de poussière intérieur (sable fin et 1 poignée de cendres de bois)

La cloison de séparation au milieu du poulailler et la trappe que l’on peut ouvrir et fermer de l’extérieur pour isoler un groupe d’un autre.

–  Un coq ou non, qu’apporte-t-il, les problèmes avec le voisinage, l’agressivité de l’animal,

– La production d’œufs selon les saisons, un coq est-il nécessaire, taille et couleur des œufs,

– Et pourquoi pas des poussins, couvaison, éclosion, soins, mortalité, éducation par la mère,

– Hygiène, les poux, les vers, nécessité de bains de poussière extérieurs naturels,  vermifuges naturels, laisser les poules le plus possible en liberté au jardin,

– Nourriture, accès à l’eau au jardin, penser à donner de la coquille d’huître sèche écrasée,

– Les avantages procurés par les poules au jardin : ce sont des auxiliaires efficaces dans la pratique du jardinage au naturel,

– Comment protéger les cultures du grattage des poules,

Même si les poules naines grattent un peu moins la terre, il est nécessaire de protéger les plantations tant au jardin ornemental qu’au potager quand les plants sont petits ou qu’il s’agit de semis.

Plantation de petits bambous autour de jeunes plants ou dans un semis de petite surface, les poules peuvent circuler mais ne grattent pas.

Pour les grands semis au potager et les jeunes plants, deux filets de part et d’autre de la planche, fixés aux arceaux par des pinces à linge. Les oiseaux du ciel ne restent pas prisonniers.
Quand on a des poules naines, les filets peuvent être enlevés dès que les plants sont  un peu grands.
Chaque fois qu’une planche est libre, la mettre à la disposition des poules quelques jours avant de l’occuper par une autre culture.

Pour préserver le paillage, recouvrir le paillage entre les cultures par des bâtons ou bambous.
En cas d’hivernage sous paillage, (à droite de la photo)  recouvrir le paillis d’un grillage à grande maille, utiliser du bois de récupération pour les bordures de planches.

– Les prédateurs, quelles précautions.
Même en ville, le renard n’est jamais loin, mais il y aussi  les rapaces, les goélands  et pour les poussins, les pies et les choucas : un poulailler clôt de tout cotés même au fond et couvert d’un toit.
Enfermer les poules pour la nuit dès qu’elles ont rejoint le poulailler (elles le font toute seule un peu avant la tombée de la nuit)
Être dans la propriété quand les poules sont à l’extérieur, apprendre à reconnaître les cris d’alarme et sortir le plus vite possible.

La visite s’est poursuivie à l’intérieur autour d’une tasse de thé et des photos des couvées de poussins des années antérieures. De nombreuses anecdotes ont été évoquées et des réponses ont été apportées aux questions, le tout dans une ambiance conviviale et détendue, toutes sont reparties satisfaites avec des projets plein la tête.